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Les 10 départements où le plus de communes ont augmenté en 2026

40,6 % des communes de Loire-Atlantique ont augmenté leur taux en 2026, contre 2,6 % dans le Var. La moyenne nationale de 13,6 % ne décrit aucun territoire.

L'équipe Veritaxe · 3 septembre 2026

Le chiffre national de 13,6 % de communes ayant augmenté leur taux en 2026 est exact. Il est aussi la moyenne de situations qui n'ont presque rien à voir entre elles. D'un département à l'autre, la probabilité que votre conseil municipal ait voté une hausse varie d'un facteur seize.

Le classement

Part des communes ayant voté une hausse de leur taux de foncier bâti en 2026, sur les départements comptant au moins cent communes.

RangDépartementCommunes en haussePartAvec l'intercommunalité
1Loire-Atlantique84 sur 20740,6 %44,4 %
2Vendée100 sur 25040,0 %43,4 %
3Maine-et-Loire52 sur 17529,7 %34,3 %
4Loire94 sur 31929,5 %30,1 %
5Haute-Vienne56 sur 19528,7 %33,3 %
6Pyrénées-Atlantiques148 sur 54427,2 %32,2 %
7Meurthe-et-Moselle149 sur 59025,3 %36,8 %
8Territoire de Belfort25 sur 10124,8 %24,8 %
9Vienne65 sur 26424,6 %37,1 %
10Doubs134 sur 56323,8 %29,5 %

La dernière colonne compte les communes dont le taux a été relevé par leur mairie ou par leur intercommunalité. L'écart entre les deux colonnes est l'angle mort du débat : en Meurthe-et-Moselle, il fait passer le département de 25,3 % à 36,8 %, soit onze points de communes concernées sans qu'aucun conseil municipal n'ait rien décidé.

Les trois enseignements

Les Pays de la Loire dominent nettement. Trois des quatre premiers départements appartiennent à cette région, qui affiche 28,1 % de communes en hausse contre 13,6 % en France. Le phénomène est régional, pas anecdotique.

Le bas du classement est tout aussi instructif. Le Var est à 2,6 %, l'Aude à 3,0 %, la Haute-Marne à 4,2 % et l'Orne à 4,5 %. Dans ces départements, la quasi-totalité des conseils municipaux ont reconduit leur taux. Un propriétaire qui y constate une hausse doit chercher ailleurs : intercommunalité, revalorisation des bases, ou modification de sa propre base.

Le Territoire de Belfort est le seul du classement dont les deux colonnes sont identiques. Aucune intercommunalité n'y a relevé son taux, ce qui est rare.

Ce que ce classement ne dit pas

Il porte sur la fréquence des hausses, pas sur leur ampleur ni sur le niveau des taux. Un département peut figurer en tête avec des hausses de quelques dixièmes de point, ou en bas avec une seule commune ayant doublé son taux.

Il ne dit rien non plus du montant payé. Le taux s'applique à une base propre à chaque bien, et deux départements aux taux comparables produisent des factures différentes selon la valeur locative des logements qui s'y trouvent. Le taux moyen français et ses extrêmes rappelle cette distinction, qui vaut pour tous les classements.

Enfin, il porte sur le taux voté par les collectivités, et non sur le taux global figurant sur les avis, dont le détail complet ne paraît qu'au printemps suivant. Pourquoi le taux affiché n'est pas celui que vous payez explique cet écart.

Pour aller au niveau de votre commune

Un département est encore une moyenne. À l'intérieur d'un même département, une commune peut avoir augmenté de dix points quand sa voisine n'a rien fait.

La fiche de chaque commune de France dans l'observatoire des taux indique ce qui a été voté cette année, de combien de points, et ce que l'intercommunalité a décidé. Pour les cas les plus marquants, les communes qui ont le plus augmenté leur taux en 2026 réunissent les cent premières.

L'analyse complète, région par région, avec la réconciliation des chiffres contradictoires publiés cet été par la presse régionale, est détaillée dans notre étude sur la géographie des hausses.

Reprendre ces chiffres

Ces calculs sont libres de reprise avec la mention « source : Veritaxe, d'après DGCL ». Le détail département par département est disponible sur demande au format tableur, et les autres chiffres citables sont réunis dans notre espace presse.

Questions fréquentes

Pourquoi les écarts entre départements sont-ils si forts ?

Parce que la décision est prise commune par commune, dans des contextes budgétaires très différents. Un département où les intercommunalités ont récemment repris des compétences, ou où beaucoup de petites communes portent seules leurs équipements, produit davantage de votes de hausse qu'un département de communes plus grandes et plus stables.

Un département en tête de ce classement coûte-t-il plus cher ?

Pas nécessairement. Ce classement mesure la fréquence des hausses votées en 2026, pas le niveau des taux ni le montant payé. Un département où beaucoup de communes ont augmenté un taux bas peut rester moins taxé qu'un département calme au taux élevé.

D'où viennent ces chiffres ?

De la publication annuelle des taux votés par les communes et les intercommunalités, éditée par la DGCL et arrêtée au 31 juillet 2026. Nous avons recalculé les agrégats commune par commune et vérifié qu'ils reproduisent les chiffres nationaux de l'étude officielle.

Et sur votre avis à vous ?

La théorie, c'est fait. Cherchez maintenant votre commune dans l'observatoire, vérifiez vos droits à exonération, et bientôt : le recalcul complet de votre avis.